Premier contact avec linux

Cette page s'adresse à ceux qui ne connaissent de Linux ou des forks de Mandriva que le nom ou l'excellente réputation. Cette page représente le minimum à connaître pour être ensuite en mesure de comprendre et mettre à profit les autres pages du Wiki ou l'assistance d'un Forum.

L'ancêtre Unix


Dans les années 1970, l'informatique consistait en un gros système très puissant et très cher (qui occupait une pleine salle) auquel des dizaines, voire des centaines de terminaux étaient raccordés, avec autant d'opérateurs sollicitant l'unité centrale. Le système d'exploitation était le plus souvent de la famille des Unix, et, de par l'architecture retenue, Unix devait être multi-tâche et multi-utilisateur. C'est-à-dire qu'il lui fallait assurer la sécurité et la confidentialité des données en gérant les droits de chaque opérateur. Il ne fallait pas non plus qu'une fausse manœuvre de l'un d'eux perturbe le travail des autres. Vers 1978, apparurent les micro-processeurs qui devinrent la famille x86, des puces très puissantes pour l'époque. Cela donna l'idée à IBM de les utiliser pour réaliser un micro-ordinateur, appelé “Ordinateur Personnel” (Personal Computer ou PC en anglais).

L'enfant GNU/Linux


En 1983 Richard Stallman, programmeur de génie (langage C), avait lancé le projet GNU qui consistait à ré-écrire complètement Unix pour qu'il soit compatible avec les nouveaux systèmes et librement accessible à tout le monde (étudiants notamment) ; la partie consacrée au noyau (projet Hurd) fut un demi-échec. R. Stallman créa l'année suivante la Free Software Fondation pour donner un cadre juridique à son action et la licence GPL.
En 1991, la puissance des micro-processeurs avait explosé, et un jeune étudiant finlandais, Linus Torvalds entreprit de ré-écrire le noyau Unix pour qu'il soit exploitable sur un processeur 80386, en conservant toute sa richesse. Le noyau Linux est né, ainsi nommé en référence au prénom Linus et au X traditionnel des Unix. L. Torvalds a choisi la licence GPL pour son noyau, faisant de l'ensemble GNU/Linux un système d'exploitation, complet puissant et libre.
En 1984, Steve Jobs, créa son système d'exploitation MAC OS basé sur un Unix libre (BSD Unix). Bien plus tard, Windows aussi intégrera des bribes logicielles Unix libre.
Très loin d'être un système marginal, Linux au contraire repose sur des bases reconnues de tous.
Aujourd'hui, Linux est très courant dans les téléphones mobiles, les “boxes Internet”, les netbooks, les GPS, les PDA, les téléviseurs, les disques multimédia, etc.

Définitions


Linux : c'est le noyau seul (kernel, en anglais)
GNU : éléments nécessaires au fonctionnement d'un système d'exploitation. Par exemple, le compilateur, l'interpréteur de commandes, le débogueur, la manipulation du système de fichiers, etc.)
Le dual boot : Si, avant l'installation de Linux, vous possédez déjà Windows, celui-ci restera accessible après l'installation de Mandriva. Au démarrage, un menu vous demandera de choisir entre Windows et Mandriva. Il est toujours possible de revenir, si nécessaire, à l'utilisation d'applications ne fonctionnant que sous Windows.
GNU/Linux : le système d'exploitation complet sans interface graphique, il fonctionne en ligne de commande. Il est souvent abusivement appelé Linux.
Bureau : interface graphique qui permet d'utiliser le système d'exploitation en utilisant la souris avec des menus déroulants, des fenêtres, des icônes etc. Il existe une dizaine de bureaux au choix pour GNU/Linux.
Distribution : ensemble complet prêt à fonctionner. Elle comprend GNU/Linux + Bureau(x) + Applications + Outils. Exemple : Mandriva, Ubuntu, Debian, Fedora, etc.
Paquetage : ensemble compressé de fichiers contenant tous les programmes nécessaires à l'installation d'une application. Un paquetage est spécifique pour une architecture (x86-32 par ex) et pour une distribution. Mandriva utilise les paquetages au format RPM (Red Hat).
Libre : conforme à la licence GPL. Cela signifie que le logiciel est fourni avec les sources et qu'il peut être librement utilisé, copié, modifié et diffusé. En cas de modification, les sources de la modification doivent être fournies à leur tour. Logiciel libre est opposé à logiciel propriétaire, pour lequel l'éditeur garde le monopole de la diffusion et de la modification.
Libre ne signifie pas gratuit, il est possible de vendre du libre et des logiciels propriétaires peuvent être gratuits (Acrobat Reader, Flash Player, Internet Explorer, etc.)
Caractéristiques essentielles de GNU/Linux
De par son origine unixienne, GNU/Linux possède les principales caractéristiques suivantes :
Multi-utilisateur : plusieurs utilisateurs peuvent accéder simultanément à un seul ordinateur sans que l'action de l'un puisse perturber les autres.
Multitâche : véritable multitâche préemptif, c'est-à-dire que la tâche de fond est réalisée pendant les arrêts de la tâche prioritaire (attente accès disque, par exemple). Il n'y a aucun ralentissement de cette dernière. Le plantage d'une tâche n'entraîne pas le plantage des autres.
Interopérable : Linux peut exploiter de nombreux protocoles réseau et cohabiter avec Unix, Windows, Apple, Novell…
Stable : Linux peut tourner des mois sans redémarrer, même si des mises à jour sont réalisées, même si un matériel nouveau est connecté (un mois maxi pour un système Windows). Il n'existe pas de fragmentation du disque.
Sûr : les mots de passe ne sont pas outre-passables, les virus et autres "pouriciels" y sont inopérants.
Puissant : véritable 64 bits disponible, véritable multiprocesseur (jusqu'à 4). La différence est très sensible pour l'encodage ou le montage vidéo.

Les différences fondamentales entre Windows et GNU/Linux


-Les lettres "C: D:" ne sont pas utilisées pour désigner les unités : Sous GNU/Linux, le premier disque est appelé hda pour IDE ou sda pour SATA; hdb ou sdb pour le deuxième, etc. Les différentes partitions sont numérotées, hda2 désigne la deuxième partition du premier disque.
-Le système de fichiers Ext3 et 4 remplace NTFS: Le système de fichiers est journalisé, cela permet de garantir que toute tâche sera correctement réalisée. Si une coupure de courant ou un plantage intervient pendant l'exécution d'une tâche, dès le retour à la normale, le journal indique à Linux où en est l'opération, et celle-ci peut reprendre et se terminer tout à fait normalement. Linux sait lire et écrire sur les partitions FAT32 et NTFS, mais Windows ne reconnaît pas Ext3 et 4 . -Les chemins utilisent / au lieu de \ :
Exemple : le chemin Windows: Mes documents\mes images\toutou.jpg devient pour Linux: Mon compte/Images/toutou.jpg
Les extensions sont facultatives : Vous pouvez continuer à enregistrer vos documents avec une extension, mais ce n'est pas obligatoire. Il n'y a aucun lien entre l'extension et l'application utilisée.
Trois partitions plutôt qu'une : Linux est avantageusement installé sur trois partitions (ce n'est pas obligatoire). La partition système, notée / contient le système d'exploitation. La partition /home contient toutes les données personnelles et la configuration des applications. La partition /swap contient une image de la mémoire.
Les avantages : Lors d'un changement de version, seul / est formaté, et au redémarrage, tous les documents personnels et toutes les configurations sont toujours là. Firefox retrouve ses favoris, historique … Thunderbird, les mails, carnets d'adresse, … Le bureau retrouve ses icônes, ses couleurs, etc. Swap sert d'extension de la RAM mais aussi de copie non volatile de celle-ci. Vous pouvez travailler des heures sur votre traitement de texte sans avoir sauvegardé, une coupure électrique ne vous fera pas perdre la moindre virgule.
Les dépôts : Tous les programmes disponibles et leur mise à jour sont présents sur des sites miroirs appelés “Dépôts” ou “Sources”. Dès la fin de l'installation, il y a lieu de “Configurer les sources”, c'est à dire indiquer celles que l'on désire et leur emplacement. Applications, outils, pilotes, … s'installent et se désinstallent alors en quelques clics sans perte de temps à chercher. Ensuite les mises à jour sont automatiquement assurées à chaque changement d'indice.
Les pilotes et les codecs: Ne courrez plus après eux. Ils sont dans les dépôts comme tous les autres programmes et, une fois installés, leurs mises à jour sont automatiques.
Deux mots de passe : Sauf exceptions, les distributions GNU/Linux utilisent deux mots de passe. Le mot de passe utilisateur pour se connecter à sa session (idem Windows) et le mot de passe “Root” ou “Super-utilisateur” ou “Administrateur” qui vous permet d'avoir tous les droits (installation, configuration système, …;). Sous Windows, tous les utilisateurs ont les mêmes droits (quasiment aucun, impossible qu'ils installent une application). Sous GNU/Linux, l'administrateur peut personnaliser les droits de chaque utilisateur, en général, l'utilisateur peut tout faire dans son propre compte, utiliser certains périphériques, mais en aucun cas mettre le système en péril.
Vous avez le choix du bureau : Le système Windows n'est pas dissociable de l'interface graphique et bien souvent, c'est le bureau qui consomme l'essentiel des ressources. Sous GNU/Linux vous avez le choix selon votre désir de privilégier la puissance disponible (bureaux légers Xfce, LXDE, E17,…;) ou la convivialité et l'esthétisme (bureaux évolués KDE, Gnome, …;). Il suffit de redémarrer la session pour passer d'un bureau à l'autre en 15 ou 20 secondes.

Assurer la continuité dans l'exploitation des documents


Malgré ses nombreux avantages, passer à Linux reste une utopie si l'on ne peut pas assurer la continuité dans l'utilisation des documents existants.
Plusieurs solutions s'offrent à vous :
Les applications compatibles : Il existe, pour la bureautique notamment, des applications fonctionnant sous Linux et capables de lire et modifier les documents créés sous Windows. On peut citer Libre Office.org capable d'exploiter les documents de Microsoft Office. Pour Internet, Firefox, Thunderbird et Kopete, peuvent récupérer les éléments d'Internet Explorer, d'Outlook et de MSN. Tous ces logiciels libres peuvent lire la partition de Windows et ouvrir les documents qui s'y trouvent (ce sont des exemples, le choix est grand). Bien sûr, Mandriva possède toutes les applications pour lire les standards jpeg, pdf, mp3, avi, mid, wav, divx, etc.
Le dual boot : Si, avant l'installation de Linux, vous possédez déjà Windows, celui-ci restera accessible après l'installation de Mandriva. Au démarrage, un menu vous demandera de choisir entre Windows et Mandriva. Il est toujours possible de revenir, si nécessaire, à l'utilisation d'applications ne fonctionnant que sous Windows.
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